En période électorale, il est naturel que des interrogations émergent sur les projets du territoire. La Ruche Éco n’échappe pas à ce questionnement, et c’est sain : dans une démocratie locale, chacun a le droit de s’interroger sur la pertinence des initiatives publiques.
Pour autant, les interrogations méritent des réponses fondées sur des faits, pas sur des impressions. C’est pourquoi, en tant qu’association d’entrepreneurs-acteurs du territoire, LEA Gâtin’Est, qui accompagne la 3 CBO dans l’animation de la Ruche Eco au quotidien, souhaite apporter un éclairage factuel et transparent sur ce que ce tiers-lieu produit concrètement pour Courtenay et ses habitants.
Rappelons d’emblée un point essentiel : LEA Gâtin’Est est une association apolitique. Notre seule boussole, c’est le développement économique et social du territoire. Nous travaillons avec tous les acteurs, commune, 3CBO, entrepreneurs, habitants, sans prendre parti dans aucun scrutin. Ce qui nous anime, c’est l’action concrète sur le terrain.
Un tiers-lieu, c’est quoi exactement ?
La Ruche Éco est un tiers-lieu économique. Pour ceux qui ne sont pas familiers du terme, un tiers-lieu est un espace partagé, ni domicile ni bureau classique, où des entrepreneurs, artisans et porteurs de projets peuvent tester leur activité, se rencontrer, mutualiser des moyens et se lancer dans des conditions accessibles.
Ce n’est pas un concept théorique : c’est un modèle qui fonctionne partout en France, reconnu par l’État et soutenu par les collectivités pour redynamiser les centres-villes et les territoires ruraux. À Courtenay, ce modèle a pris la forme d’une convention tripartite entre la 3CBO, LEA Gâtin’Est, et la commune de Château Renard (notamment pour la Maison du Manège), avec le soutien opérationnel de la commune de Courtenay. Trois partenaires, une gouvernance partagée, un objectif commun : faire vivre le centre-ville.
Cette initiative n’est pas financée directement par la commune de Courtenay, mais par des fonds européens, régionaux, départementaux et la 3CBO.
Des résultats concrets, mesurés et documentés
Certains s’interrogent sur la fréquentation, la visibilité ou l’utilité de La Ruche Éco. Voici ce que disent les chiffres, tels que publiés dans nos livres blancs accessibles à tous.
Les Dîners Éphémères, juillet et octobre 2025
En 2025, La Ruche Éco a organisé une série de dîners éphémères pour valoriser la gastronomie locale et soutenir les restaurateurs du territoire. Le bilan est parlant : 9 soirées organisées, 6 restaurateurs locaux mis en lumière auxquels s’ajoutent 3 anciens restaurateurs venus donner de leur temps bénévolement, plus de 300 visiteurs accueillis et plus de 200 personnes ayant déambulé en centre-ville pendant ces soirées. Le chiffre d’affaires généré s’élève à 9 000 euros. Le prix du menu, fixé à 25 euros, a été versé aux restaurateurs participants qui cuisinaient chaque soir, les boissons sont quant à elles gérées par l’association LEA Gâtin’Est qui travaille avec les cavistes locaux. Le service est assuré par les bénévoles de l’association.
Ces soirées ont aussi bénéficié du parrainage du Chef Bernard Vaussion, figure de la gastronomie, dont la présence a marqué son soutien aux initiatives locales. Et le résultat le plus encourageant : les clients sont revenus et redemandent de nouvelles soirées. La preuve ? Dès mars 2026, les dîners éphémères ont repris, et certains repas affichent déjà complet, notamment ceux portés par des restaurateurs de Courtenay. Quand on parle de dynamique locale et de bénéfice concret pour la ville, c’est exactement de cela qu’il s’agit. C’est pour des initiatives comme celles-ci que la Ruche Eco se positionne comme « fournisseur officiel d’énergie locale ».
Les Rencontres de l’Habitat, novembre 2025
En novembre, La Ruche Éco s’est transformée en véritable salon professionnel avec les Rencontres de l’Habitat. L’événement a rassemblé 25 exposants (artisans, enseignes spécialisées, agences immobilières, banques, institutions) et 250 visiteurs venus chercher des réponses concrètes à leurs projets d’achat, de rénovation ou d’aménagement. Cinq conférences et deux ateliers pratiques ont été proposés, couvrant des sujets comme les aides aux propriétaires, les règles d’urbanisme, l’isolation ou la conception de tiers-lieux.
Le retour des participants parle de lui-même : 100 % des exposants se disent satisfaits et prêts à revenir, et 90 % des visiteurs prévoient de participer à l’édition 2026, programmée le 21 novembre. Ce n’est pas un lieu fantôme. C’est un lieu qui crée des connexions réelles entre les habitants et les professionnels du territoire.
L’ensemble des résultats, chiffres clés et bilans détaillés sont consultables en toute transparence sur le site de La Ruche Éco : retrouvez le bilan des Dîners Éphémères sur larucheeco.fr/les-diners-ephemeres-la-ruche-eco et celui des Rencontres de l’Habitat sur larucheeco.fr/les-rencontres-de-lhabitat-2025.
Un moteur pour le centre-ville
Le reproche d’invisibilité revient parfois. Pourtant, les chiffres montrent exactement l’inverse : plus de 300 personnes qui participent à des diners en centre-ville le soir, 250 visiteurs pour les Rencontres de l’Habitat, des restaurateurs qui génèrent du chiffre d’affaires, des exposants qui tissent des liens commerciaux avec les habitants.
Mais au-delà des événements, La Ruche Éco fait vivre le centre-ville au quotidien, et communique positivement sur des initiatives du territoire (cf. Faceboock).
Par exemple, Courtenay n’avait plus de librairie ? La Ruche en héberge une : la librairie-papeterie Chifoumi, qui a trouvé dans ce tiers-lieu l’espace idéal pour se lancer et proposer aux habitants un commerce de proximité qui manquait cruellement. La librairie a d’ailleurs utilisait les facilités de la Ruche Eco pour organiser un premier salon du livre au mois d’octobre. C’est ça, l’utilité concrète d’un tiers-lieu.
Aujourd’hui, trois entrepreneuses testent et développent leur activité au sein des boutiques éphémères (lady’s Hall, Les Merveilles de Madi, Maison Elixiria) de La Ruche Éco. Trois univers, trois personnalités, et une belle démonstration de créativité locale au service d’une consommation plus humaine et inspirante. Ces boutiques éphémères permettent exactement ce que certains réclament : des commerces en centre-ville, portés par des gens du territoire.
La Ruche Éco, c’est aussi un lieu de formation et de rencontres professionnelles. Tout au long de l’année, des événements sont organisés pour accompagner les entrepreneurs dans leur développement : ateliers, conférences, temps d’échange. Le calendrier complet est consultable sur larucheeco.fr/blog.
Chaque événement, chaque boutique, chaque formation organisée à La Ruche Éco crée ce que les économistes appellent des externalités positives : du passage dans les rues, de la vie dans les commerces voisins, des rencontres entre professionnels et clients potentiels. C’est exactement le rôle d’un tiers-lieu : être un catalyseur de dynamique locale.
D’ailleurs, certains s’amusent de notre signature « Fournisseur officiel d’énergie locale ». Pourtant, ce n’est ni un slogan creux ni une référence à un fournisseur d’électricité. C’est un clin d’œil assumé, simple, mémorisable et positif, à l’image de ce que font les grands événements fédérateurs comme Roland-Garros ou le Tour de France avec leurs partenaires. L’énergie locale, ce sont les entrepreneurs, les artisans, les habitants qui font vivre le territoire au quotidien. Et c’est exactement ce que La Ruche Éco fournit chaque jour : de l’énergie pour entreprendre, pour se rencontrer, pour faire vivre le centre-ville.
Quant à la question de savoir si les entrepreneurs hébergés à La Ruche s’installent ensuite en ville, rappelons que le problème des loyers commerciaux et des charges n’est pas propre à Courtenay. C’est une réalité qui touche toutes les petites villes de France. La Ruche Éco ne crée pas ce problème. Elle offre justement une réponse en permettant à des entrepreneurs de se lancer malgré ce contexte difficile. A ce sujet, certains locataires recherchent actuellement un local sur Courtenay pour s’y installer.
Les chiffres ne font pas campagne
LEA Gâtin’Est continuera à publier ses bilans, ses livres blancs et ses résultats en toute transparence. Les deux livres blancs sur les Dîners Éphémères et les Rencontres de l’Habitat sont disponibles et consultables par tous. Nous invitons chacun, habitants, élus, candidats, curieux, à les lire et à se faire sa propre opinion sur la base des faits.
Un tiers-lieu ne se construit pas en un jour. Ses effets se mesurent dans le temps : dans les emplois créés, dans les liens tissés, dans la vie qu’il ramène au cœur d’une ville. Après un an d’existence, La Ruche Éco a déjà démontré sa capacité à fédérer, à innover et à produire des résultats tangibles pour le territoire.
Les interrogations sont légitimes. Les réponses sont dans les faits. Et les faits, eux, ne font pas campagne.